• Acte 1 :

    LES RAYONS T
    source : "La science est un jeu" de Régine Quéva, éd. Librio. ISBN 978-2-290-00212-4

    Connus depuis plus d'un siècle, les rayons T (térahertz) sont situés entre les infrarouges et les micro-ondes à 10 puissance 12 hertz. Les photons térahertz - de faible énergie - peuvent traverser presque tous les matériaux, sauf l'eau et les métaux. Ces ondes, mi-radio, mi-lumière, pénètrent dans le tissu, le plastique, la brique... sans pénétrer dans le corps humain. On peut donc obtenir, grâce aux rayons T, une image du corps au travers des habits. En regardant les objets par transparence, il est possible, par exemple, de compter le nombre d'allumettes dans une boîte ou de détecter le contenu d'un colis suspect.
    Utiles pour la sécurité (port d'armes), pour la lutte contre le trafic d'animaux (cachés dans des caisses), ou encore en chirurgie dentaire (pour voir une dent en 3 dimensions), les applications des rayons T n'en finissent pas de susciter de l'intérêt et des envies de passe-muraille.

     

    Acte 2 :

    LES EURODEPUTES INQUIETS DES SCANNEURS QUI METTENT A NU
    source : Journal METRO (Belgique - www.metrotime.be), édition du 24 oct. 2008.

    STRASBOURG. Le parlement européen a requis des clarifications sur l'homologation en Europe d'un nouveau type de scanneurs de sécurité, lesquels permettent de voir sous les vêtements, soulevant dès lors des préoccupations pour la protection de la vie privée. Ces nouveaux appareils, déjà à l'essai dans différents aéroports européens permettent de manière électronique de "mettre à nu" les personnes qui défilent afin de distinguer l'éventuelle présence d'armes ou autres objets illicites.
    La Commission européenne envisagerait d'autoriser formellement ces nouveaux appareils qui permettent d'accélérer les contrôles de sécurité dès 2010.
    Cette nouvelle technologie est toutefois critiquée par le Parlement européen qui se demande par qui, et dans quelles conditions, ces images seront visionnées.
    Le commissaire européen compétant pour ce dossier, l'Italien Antonio Tajani (Transports) a promis la conduite d'évaluation technique et la consultation du superviseur européen pour la protection de la vie privée.
    www.europarl.europa.eu/news/public/default_fr.htm

     


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  • On a tous découvert plus ou moins récemment la sexualité des bonobos, à travers une vague de documentaires qui a déferlé sur les chaînes de télé. Mais cette vaste campagne n'était en réalité qu'une  entreprise destinée à nous cacher une vérité bien pire, une vérité que nous cotoyons tous les jours, et intimement...

    L'article suivant est tiré de l'Encyclopédie du savoir relatif et absolu de Bernard Werber, et s'intitule "Sexualité des punaises des lits". Ames sensibles soyez prévenues.

     

    De toutes les formes de sexualité animale, celle des punaises des lits (Cimex lectularius) est la plus stupéfiante. Nulle imagination humaine n'égale une telle perversion.

    Première particularité : le priapisme. La punaise des lits copule énormément. Certains individus ont plus de deux cents rapports par jour.

    Seconde particularité : l'homosexualité et la bestialité. Les punaises des lits ont du mal à distinguer leurs congénères (...). 50% de leurs rapports sont homosexuels, 20% se produisent avec des animaux étrangers, 30% enfin s'effectuent avec des femelles.

    Troisième particularité : le pénis perforateur. Les punaises des lits sont équipées d'un long sexe à corne pointue. Au moyen de cet outil semblable à une seringue, les mâles percent les carapaces et injectent leur semence n'importe où, dans la tête, le ventre, les pattes, le dos et même le coeur de leur dame ! L'opération n'affecte guère la santé des femelles, mais comment tomber enceinte dans ces conditions ? D'où la...

    Quatrième particularité : la vierge enceinte. De l'extérieur, son vagin paraît intact et, pourtant, elle a reçu un coup de pénis dans le dos. Comment les spermatozoïdes vont-ils alors survivre dans le sang ? En fait, la plupart seront détruits par le système immunitaire, tels de vulgaires microbes étrangers. Pour multipliers les chances qu'une centaine de ces gamètes mâles arrivent à destination, la quantité de sperme lâchée est phénoménale. A titre de comparaison, si les mâles punaises étaient dotés d'une taille humaine, ils expédieraient trente litres de sperme à chaque éjaculation. Sur cette multitude, un tout petit nombre survivra.
    Cachés dans les recoins des artères, planqués dans les veines, ils attendront leur heure. La femelle passe l'hiver squattée par ces locataires clandestins. Au printemps, guidés par l'instinct, tous les spermatozoïdes de la tête, des pattes et du ventre se rejoignent autour des ovaires, les transpercent et s'y enfoncent (...).

    Cinquième particularité : les femelles aux sexes multiples. A force de se faire perforer n'importe où par des mâles indélicats, les femelles punaises se retrouvent couvertes de cicatrices dessinant des fentes brunes cernées d'une zone claire, semblables à des cibles. On peut ainsi savoir précisément combien la femelle a connu d'accouplements.
    La nature a encouragé ces coquineries en engendrant d'étranges adaptations. Génération après génération, des mutations ont abouti à l'incroyable. Les filles punaises se sont mises à naître nanties de ces cibles brunes, auréolées de clair, sur leur dos. A chaque tache correspond un receptacle, "sexe succursale" directemement relié au sexe principal (...).

    Sixième particularité : l'autococufiage. Que se passe-t-il lorsqu'un mâle est perforé par un autre mâle ? Le sperme survit et fonce comme à son habitude vers la région des ovaires. N'en trouvant pas, il déferle sur les canaux déférents de son hôte et se mêle à ses spermatozoïdes autochtones. Résultat : lorsque le mâle passif percera, lui, une dame, il lui injectera ses propres spermatozoïdes mais aussi ceux du mâle avec lequel il aura entretenu des rapports homosexuels.

    Septième particularité : l'hermaphrodisme. (...) Les mâles punaises ont eux aussi muté. En Afrique vit la punaise Afrocimex constrictus dont les mâles naissent avec de petits vagins secondaires dans le dos. Ceux-ci, cependant, ne sont pas féconds. Il semble qu'ils soient là à titre "décoratif" ou encore pour encourager les rapports homosexuels.

    Huitième particularité : le sexe-canon qui tire à distance. Certaines espèces de punaises tropicales, les Antochorides scolopelliens, en sont pourvues. Le canal spermatique forme un gros tube épais, roulé en colimaçon, dans lequel le liquide séminal est comprimé. Le sperme est ensuite propulsé à grande vitesse par des muscles spéciaux (...). Ainsi, lorsqu'un mâle aperçoit une femelle à quelques centimètres de lui, il vise de son pénis les cibles vagins dans le dos de la demoiselle. Le jet fend les airs. La puissance de ces tirs est telle que le sperme parvient à transpercer la carapace, plus fine en ces endroits.

     

    Moralité : Battons nos draps de lit plus souvent !


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  • Vous n'êtes pas simplement un nom et un prénom, dotés d'une histoire sociale. Voici votre véritable composition.

    Vous êtes 71% d'eau claire, 18% de carbone, 4% d'azote, 2% de calcium, 2% de phosphore, 1% de potassium, 0,5% de soufre, 0,5% de sodium, 0,4% de chlore. Plus une bonne cuillerée à soupe d'oligo-éléments divers : magnésium, zinc, manganèse, cuivre, iode, nickel, brome, fluor, silicium. Plus encore une petite pincée de cobalt, aluminium, molybdène, vanadium, plomb, étain, titane, bore. Voilà la recette de votre existence.

    Tous ces matériaux proviennent de la combustion des étoiles et on peut en trouver ailleurs que dans votre corps. Votre eau est similaire à celle du plus anodin des océans. Votre phosphore vous rend solidaire des allumettes. Votre chlore est identique à celui qui sert à désinfecter les piscines. Mais vous n'êtes pas que cela.

    Vous êtes une cathédrale chimique, un faramineux jeu de construction avec ses dosages, ses équilibres, ses mécanismes d'une complexité à peine concevable. Car vos molécules sont elles-même constituées d'atomes, de particules, de quarks, de vide, le tout lié par des forces électromagnétiques, gravitationnelles, électroniques, d'une subtilité qui vous dépasse.

    Rien de ce qui vous entoure dans le temps et dans l'espace n'est inutile. Vous n'êtes pas inutile. Votre vie éphémère a un sens. Elle ne vous conduit pas à une impasse. Tous a un sens. Agissez. Faites quelque chose, de minuscule peut-être, mais bon sang, faites quelque chose de votre vie avant de mourir. Vous n'êtes pas né pour rien. Découvrez ce pour quoi vous êtes né. Quelle est votre infime mission ? Vous n'êtes pas né par hasard.


    Source : "L'encyclopédie du savoir relatif et absolu" - Bernard WERBER.



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    Les cases A et B sont vraiment de couleur identique.

    ( Si vous avez Photoshop par exemple, vous pouvez le vérifier avec l'outil Pipette
    +
    les valeurs RVB de l'onglet Info  )


     

          

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  • Paul Kamerer


    L'écrivain Arthur Koestler décida un jour de consacrer un ouvrage à l'imposture scientifique. Il interrogea des chercheurs qui l'assurèrent que la plus misérable des impostures scientifiques était sans doute celle à laquelle s'était livré le Dr. Paul Kamerer.

    Kamerer était un biologiste autrichien qui réalisa ses principales découvertes entre 1922 et 1929. Eloquent, charmeur, passionné, il prônait que "tout être vivant est capable de s'adapter un changement du milieu dans lequel il vit et de transmettre cette adaptation à sa descendance". Cette théorie était exactement contraire à celle de Darwin.
    Aussi, pour prouver le bienfondé de ses assertions, le Dr. Kamerer mit au point une expérience spectaculaire. 

    Il prit des oeufs de crapaud des montagnes, qui se reproduisent sur la terre ferme, et les déposa dans l'eau. Or les animaux issus de ces oeufs s'adaptaient et présentaient des caractéristiques des crapauds lacustres. Ils se dotaient ainsi d'une bosse noire copulatoire sur le pouce, bosse qui permettait aux crapauds aquatiques mâles de s'accrocher à la femelle à peau glissante afin de pouvoir copuler dans l'eau.
    Cette adaptation au milieu aquatique était transmise à leur progéniture, laquelle naissait directement avec une bosse de couleur foncée au pouce. La vie était donc capable de modifier son programme génétique pour s'adapter au milieu aquatique.

    Kamerer défendit sa théorie de par le monde avec un certain succès. Un jour, pourtant, des scientifiques et des universitaires souhaitèrent examiner "objectivement" son expérience. Une large assistance se pressa dans l'amphithéâtre, parmi laquelle de nombreux journalistes. Le Dr. Kamerer comptait bien prouver là qu'il n'était pas un charlatant.

    La veille de l'expérience, un incendie éclata dans son laboratoire et tous ses crapauds périrent à l'exception d'un seul. Kamerer dut donc se résoudre à présenter cet unique survivant et sa bosse sombre. Les scientifiques examinèrent l'animal à la loupe et s'esclaffèrent. Il était parfaitement visible que les taches noires de la bosse du pouce avaient été artificiellement dessinées par injection d'encre de chine sous la peau.
    La supercherie était éventée. La salle était hilare.

    En une minute, Kamerer perdit toute crédibilité et toute chance de voir ses travaux reconnus. Rejeté de tous, il fut mis au ban de sa profession. Les darwinistes avaient gagné.

    Kamerer quitta la salle sous les huées.

    Désepéré, il se réfugia dans une forêt où il se tira une balle dans la bouche, non sans avoir laissé derrière lui un texte lapidaire dans lequel il réaffirmait l'authenticité de ses expériences et déclarait "vouloir mourrir dans la nature plutôt que parmi les hommes". Ce suicide acheva de le discréditer.

    Pourtant à l'occasion de recherches pour son ouvrage L'Etreinte du crapaud, Arthur Koestler rencontra l'ancien assistant de Kamerer. L'homme lui révèla avoir été à l'origine du désastre. C'était lui qui, à l'incitation d'un groupe de savants darwiniens, avait mis le feu au laboratoire et remplacé le dernier crapaud mutant par un autre, ordinaire, auquel il avait injecté de l'encre de chine dans le pouce.

     

    Source : "L'encyclopédie du savoir relatif et absolu" - Bernard WERBER.



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